D'expérience personnelle, un conservatoire est un lieu ouvert et vivant, à la fois propice au travail et générateur de rencontres et de partage.  construit dans les années 1970 comme une respiration urbaine entre Nanterre et La Défense, le parc André Malraux semble idéal pour un tel programme. Le terrain choisi, situé en bordure du parc, tire son identité des deux paysages visuels et sonores qui l'encadrent. L'atmosphère calme et végétal du parc y rencontre les Activités bruyantes et les flux incessants de Nanterre. 
Schéma d'intention à partir d'œuvres d'Olafur Eliasson
Schéma d'intention à partir d'œuvres d'Olafur Eliasson
Plan masse - Échelle 1:20000
Plan masse - Échelle 1:20000
L'ensemble du projet consiste à dessiner le conservatoire en tant qu'articulation entre ces deux paysages.  d'abord, un plan fragmenté permet à l'environnement de traverser le conservatoire de part en part. Il se compose d'unités autonomes en gravitation autour d'un noyau commun, lui-même ancré dans le sol et dans une butte du parc. Ensuite, Entre les modules, Les intervalles sont publiques. Elles unifient l'ensemble et  cadrent des tableaux sur le paysage. Tandis que chaque unité offre une ambiance de travail sereine et une relation unique à ses alentours, les espaces collectifs s'ouvrent vers des usages moins définis et invitent les promeneurs à côtoyer les résidents de Nanterre. 
Cette fragmentation présente également des qualités acoustiques en limitant la propagation du son. À l'intérieur des salles de répétitions, les murs biais protègent des échos flottants, tout en accentuant les perspectives vers l'extérieur. 
En coupe, des continuités de sols soulignent l'intégration de l'édifice dans son territoire. Le terrain naturel se plie jusqu'à devenir une rampe, un toit ou une terrasse. De plus, une vaste canopé relie les modules entre eux et élève les usagers à hauteur d'arbre. Dessous, un espace public de déambulation est ponctuellement illuminé par des patios. 
De plus, une peau en aluminium enveloppe la structure métallique. Ponctuellement, pour éclairer les espaces de travail tout en les dissimulant au regard, elle devient translucide. À La nuit tombée, le conservatoire, théâtre d'ombres chinoises, se transforme en phare pour les alentours. 

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